Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

XXVJ epcore, que je sache , n'a répondu a ces appels. Les préjugés qui regnent au mi– lieu de la société semhlent avoir glacé leur courage; et tandis que les trihu– naux retentissent des demandes adres– sées par des femmes, afin d'ohtenir soit des pensions alimentaires de leurs ma– ris, soit leur séparation, pas une n'ose élever la voix contre un ordre social qui, les laissant sans profession, les tient dans la dépendance, en m~me temps qu'il rive leurs fers par l'indissoluhilité du mariage. Je me tron1pe : un écrivain qui s'est illustré, des son déhut, par l'é– lévation <.le la pensée, la dignité et la pureté du style, en prenaht la fonue du roman pour faire ressortir le malheur de la position que nos lois ont faite a la femme, a mis tant de vérité dans sa peinture, que ses propres infortunes en ont été pressenties par le lecteur. Mais cet écrivain, qui est une femme, non contente du voile dont elle s'était ca-

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