Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

• 220 chargé du commandement des troupes , en changeant seulement son titrc de brigadie1· du roi contre celui <le général de la républiquc. Il n'accepta pas le commandement des troupe5, préféra se faire nommer gouverneur de Cuzco, et se rendit dans cette 'province qu'il administra pendant six ans. Par cette c_onduite prudente, entierement dans ses intérets personnels , il espérait n'irriter aucun partí. Les choses se passerent autrement : dans les temps <le révo– lution, ce n'est que par des actes de dévoue– ment qu'on obtient la c<mfiancc; fhabileté de l'administrateur ne saurait alors couvrir le dé– faut de conscience politique et la tiédeur d'opi– nion. Mon oncle s'aliéna a jamais les royalistes, qui le considérerent comme un traítre ~ et ins– pira la méfiance la plus soup<;onneuse aux ré– publicains. En vain employa-t-il toutes les res– sources de son esprit a se rallier ces deux par– tis, aimant rancien par gout, et s~rvant le nouveau par intéret, il ne put y réussir. Les royalistes le craignaienl, parce qu'il avait le pouvoir en main, mais le reuiaient comme un parjure, tandis que l<'s républicains contr6- laient tous ses actes au point de lni remire ses fonctions tont a fait pénibles. Mon oncle lntta

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