Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
long séjour qu'il y a fait lors de son exil, parce que vous eles Franc;aise et que ces deux capi– taines ont dit que vous étiez une beauté 7 une divinité, et enfin parce qu'on est surpris qu'é– tant restés huit a vivre cinq. mois avec vous, nous ne nous soyons pas tous les huit battus en arrivant, comme cela a iieu fréquemment quand il y a une femme a bord : aussi sommes-nous assaillis de questions sur votre compte, et tous brulent du désir de vous voir. - A\l ! rnonsicur, je commence a sentir la vérité de vos opinions : les homrnes sont bien méchants. - Chere demoiselle, vous n'ayez encore ríen vu, et si vous vous lc!,issez aller a votre sensibi- • lité, vous aurez b.eaucoup a souffrir d'1ns ce pays. 11 faut cuirasser votre coour, comme nos anciens chevaliers cuirassaient leur poitrine. Surtout cachez vos impressions; qu'ils ne s'a– perc;oivent pas du mal qu'ils vous feront ; car, s'ils s'en apercevaient, tout serait perdtl, Ils SQO.t si laches que, des qu'ils voient tom-. ber un homme, ils se jettent sur lui pour l'ac– cabler. . . - A vez-vous entendu parler de mon oncle? - Je ne vo1ts répéterai pas tout ce qu'on dit •
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