Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

bien, parce que la, seulemeni, on sait m'accom– pagner avec méthode. - Pauvre bon-homme, etes-vous farce avec votre Lorient ! - Et votre Paris ! il est propre ! un coquin de pays ou l'on ne met pas de sel dans le pain, ni d'épices dans les sauces ; ou tous les hommes se traitent d'amis a la premiere visite, et ou les femmes.ne connaissent d'autre amour que celui des modes et des spectacles ! - Pour cela, je vous l'accorde; mais, a part le sel et les épices dont votre cuisin~ de Lo– rient est empoisonnée, quelles sont done les grandes différences dans les mreurs? Je ne pense pas qu'on y trouve plus de femmes aimantes et d'amis sinceres qu'a Paris i- - David, si vous. connaissiez la société d-e Lorient, vous ne parleriez pas ainsi. - Eh , mon ami., j'y suis resté vingt jours ,, et ce temps'm'a suffi pour connaitre la manier~ d'etre de votre ville. Vos fommes rn,'ont paru moins légeres que les Parisiennes; en revanche, elles sont froidcs, égoi:stes, maniérées a l' exces et sans grace, quoique vous vouliez en voir dans leur danse. Quant aux hommes, ils m'ont paru tres brusqucs, ce qu'on appelle mauvais

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