Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

i4f toutes les directions, et les Chinois fout, en in– dustrie, des choses que nous aurions bien de la peine a imiter. CHABRIÉ. - Briet, nous ne sommes pas Chi– nois, et nous ne supporterions pas d'etre gou– vernés comme eux.... 11 parait, David, que vous ne croyez pas aux progres; mais, en défi– nitive, quel gouvernement désireriez-vous pour la Fr nce? DAvrn. -Je ne crois pas, en effet, aux pro– gres dans le sens que vous l' entendez, mais bien a celui des vices de notre nature. Il en est des nations comme des hommcs; en vieillissant, les préceptes de morale ont moins d'influence sur elles; et voila pourquoi les peuples sont amenés, a mesure qu'ils vieillissent, a renforcer l'auto– rité. Le gouvernement qui conviendrait a la France est celui que le temps y avait fondé, et qui n'a point croulé parce que ses institutions étaient vermoulues ( comme les gens de votre opinion le répetent sans cesse) , mais qui a été démoli, parce que ceux qui obtenaient le plus d'avantages de ce gouvernement ont eu l'incon– cevable_égarement d'en abandonner la garde et de favoriser les démolisseurs. CHABRIÉ. - Si vous n'étiez athée, David, vous

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