Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
138 pretais peu d'attention a cette partie de sa con– versation. Son systeme consistait, autant que je pus le saisir, a faire nommer a tous les emplois par le peuple, et a rendre tous les individus ha– hiles a les remplir. 11 terminait en disant : - Je m'attends, monsieur David, que vous allcz dire que mon organisation républicaine est cal.;. quée sur celle des États-Unis; mais les ré– sultats qu'elle a eus dans ce pays ne devraient– iJs pas nous engager a l' adopter pour notre patrie? DA vrn. - Comment est-il possible, mon cher Chabrié, que vous donniez dans ces reveries ? Ne voyez-vous pas que les dix millions de po– pulation des États-Unis occupent un espace de terrain plus étendu que les trente millions de li:l population frarn;aise ; que, conséquemment, en France, la propriété a plus d'importance et l'individu moins. Ensuite, le beau pays a ha– biter, ma foi, que vos États-Unis! L'ouvrier y est d'une insolenée révoltante ; on ne peut, en quelquc sorte, s'y faire servir : la volonté d'une populacc sans f rein fait loi , a tel point que l'in– dividu qui lui déplait n'est pas en su.reté. La on voit incendi('r les églises catholiques en V<'rtu ele la liberté des cuhcs , assommer les gens de
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