Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

136 tu ignores les changements qui se sont opérés dans les esprits. La jeunesse, maintenant, n'ac– cepterait plus un empereur, ni ríen qui lui res– semblat. Ell«_ ne considere Napoléon, malgré toute sa gloire-, que comme un tyran qui op– prima la républiqu~ telle que l'avait établie la constitution de l'an m. Le peu.ple de 1830 veut la liberté.... - Ah! est-il étonnant, ce Chabrié, avec sa liberté, disait M. David; il en a plein la bouche quand jl prononce le mot chéri liberté. Chabrié, voulez-vous votre bonnet"¡lhrygien? il ferait un . bien joli effet par dessus votre calotte de soie noire et avec votre grosse veste de tricot. CHABRIÉ. - Monsieur David, ce ne sont pas les plates plaisauteries que répetent depuis qua– rante ans les vieilles douairieres du faubourg Saint--Germain, qui empecheront la nation de marcher. Lorsque l'opinion se formait dans les salons de Versailles , je conc;ois l'importauce que devaient avoir alors,les quolibe~ qu'adop- ../.. taient les grands seigneurs et les prostituées de la cour. Mais ce bon temps est passé. Les fils des anciens courtisans rient entfe,ux des bons mots de leurs peres , saus que personne autre y fass~ attention . - .

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