Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

11 vait oífcrt l'odieux tableau . Je µriai M. David de me ramener. Avant de quitter son bord, M. Briet pria le capitaine Brandisco de faire venir tout son monde sur le pont, afin que je visse de quels hommes se composait son équipage. 11 avait huit negres, tous grands, forts, et qui, d'un seul coup de poing, auraient assommé leur maitre. En nous éloignant de cette chétive barque, je <lis a M. David: - Ce que je ne peux m'expliquer dans cet homme, c'est ce mélange de hardiesse et debas– sesse. Savez-vous qu'il luí faut du courage pour vivre a hord avec huit negres qu'il maltraite et qui pourraient bien, si la vengeance les y por– tait, luí tordre le cou et le jeter a la mer. - Oui, sans doute, il luí faut un certain courage : je conviens qu'a sa place je ne dormi– rais pas tranquille; mais la cupidité est un mo– teur si puissant, que les hommes exposent , journellement_, leur vie dans l'espoir d'acquérir de l'or. La Praya contient environ quatre mille habi– tants dans la saison des pluies; pendant juin, juillet et aout, cette population diminue, a cause de l'insalubrité du climat. .. " • r

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