Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

37 contré·, dans M. David, un anglomane qui parlat si bien la langue de sa chere patrie ; aussi ne ces:– sait-il de causer avec lui. ll parlait également anglais aux deux negres qui nous s~rvaient, en sorte que moi, silencieuse observatrice, je me figura:is, paF moments, tant nnfluence des ob– jets qui frappent nos sens a de puissance sur notre imagination, que j'étais dans une maison de campagne des environs de New-York. Apres le 1·epas, le capitaine Brandisco vint nous prendre pour nous mcner chez une dame qui se disait quasi- Frarn;aise, parce qu'elle avait été mariée avec un FraI19ais, M. "\i\ 7 atrin, de Bordeaux-. M. David resta a parler anglais et- a boire du. thé, pendant que nous allames visiter madame Watrin. Cette dame est la plus riche de toutes celles. de la ville. C'est une femme de cinquante a cin– quante-quatre ans; grande, tres grasse, ayant la peau couleur d'un café au lait foncé, des che– veux léger-ement crépus et des traits assez ~égu-. liers. L'expression de sa physionomie est douce,_ ses manieres sont celles d'une personne bien– élevée; elle parle un peu de fran9ais, le lit et l'écrit assez passablernent j son mari lui a appris /

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