Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
356 avoir, dans leurs querelles, épuisé le trésor de la république, ont, sans scrupule, dépouillé les églises. Les devants d'autel, les colonnes, les chandeliers ont été fondus pour payer des sol– dats, alimenter les vices des généraux. Les or– nements précieux qui ont été respectés sont menacés d'éprouver, plus tard, le meme sort; pendan·t la derniere guerre entre Orbegoso et Bermudez, il était question d'enlever aux vier– ges leurs perles, leurs diamants, etc. Aréquipa posséde un hópital pour les malades, unemaison de fous, et une autre pour les enfants trouvés. Ces trois hospices sont, en général, tres mal tenus : j'aurai, ailleurs, occasion de par– ler de ma visite a 1'4ópital; je suis allée aussi vi– siter les enfants trouvés, etn'ai pas été plus satis– faite des soins qu'on leur donne que de ceux dont les malades sont l'objet : c'est pitié de voir ces malheureuses petites créatures nues, mai– gres, dans un état déplorable. On croit remplir les devoirs de la charité en leur fournissant quelques aliments pour soutenir leur chétive exislence; du reste, aucune instruction ne leur est donnée, aucun art ne leur est appris; aussi ceux qui survivent deviennent-ils des vaga– bonds, conséquence nécessaire de ce coupable délaissement. Le tour qui serta introduire, dans
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