Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

35/4- Lors de la découverte, :Francisco Pizarro éta– blit, a Aréquipa, un éveché et un des siéges du gouvernement. Les tremblements de terre ont, a diverses époques, causé, a cette ville, d'épou– vantables désastres. Ceux de 1582, 1600 la dé– truisirent presqu'en entier,, et ceux de 1681' et 1785 ne lui furent guere moins funestes. Les rues d'Aréquipa sont larges, percées a angles d_roits, passablement bien pavées. Dans le milieu de chacune d'elles coule un ruisseau ; les principales ont un trottoir en larges dalles bla~ches 1 ; elles sont toutes assez bien éclairées, chaque propriétaire étant tenu, sous peine d'a– mende, de mettre une lanterne devant sa porte. La grande place est spacieuse; la cathédrale en occupe le cóté nord; l'hótel-de-ville et la prison militairc sont en face; des maisons particulieres forment les deux autres cótés . A l'exception de la cathédrale, toutes ces constructions sont a ar– ceaux ; sous les galeries, on voit des •bouti– ques de diverses marchandises. Cette place sert aux marchés de la ville, aux fetes, aux re- • Don Pio, lor squ'il était préfet, fit faire plusieurs nouveaux trottoirs et réparer lesanciens. I.a ville, sous son administration, fut tres proprement. t enue. l\lon oncle apportait a la ~luhrité pu– blique une 5urveillance tonte spéciale.

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