Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
XV lenteur. Cependant, si nous comparions les maux auxquels les peuplades sauvages sont en proie a ceux qui existent encore chez les peuples les plus .avaucés en ci– vilisation, les jouissances des preinieres a celles des seconds, nous serions éton– nés de l'inunense distance qui sépare ces deux phases extren1es d'agrégations hu- 1naines. Mais il n'est pas nécessaire, pour constater le progres, de comparer entre eux deux états de sociabilité aussi éloi– gnés l'un de l'autre. Le progres graduel de siecle en siecle est facile a vérifier par les documents historiques qui nous re– présentent l'état. social des peuples dans les temps antérieurs. Pour le nier, il faut ne pas vouloir voir, et l'athée, afin d'etre conséquent avec lui-men1e, est seul inlé– ressé a le faire. Nous concourons tous, meme a notre insu, au développenient progressif de notre espece : n1ais, dans chaque siecle, dans chaque phase de sociabilité, nous " ..
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy MjgwMjMx